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Fiscalité des plus-values crypto : guide complet 2026

Fiscalité des plus-values crypto : guide complet 2026

Fiscalité des plus-values crypto : guide complet 2026

Comprendre la fiscalité des plus-values crypto en 2026

La fiscalité des plus-values crypto est désormais structurée et encadrée. En France, les gains issus de la cession de cryptomonnaies (Bitcoin, Ether, stablecoins, tokens, etc.) sont soumis à un régime spécifique, distinct de celui des valeurs mobilières. Depuis la loi de finances pour 2019, ces gains relèvent, pour les particuliers agissant à titre occasionnel, de l’article 150 VH bis du Code général des impôts (CGI), complété par l’article 200 C et la doctrine administrative (BOFiP).(bofip.impots.gouv.fr)Ce guide 2026 a pour objectif d’expliquer, de manière pédagogique, comment sont imposées les plus-values sur actifs numériques, comment les calculer et comment les déclarer, afin de réduire le risque de redressement fiscal.

Un contenu d’information, pas un conseil fiscal personnalisé

Les développements qui suivent sont fournis à titre strictement informatif, sur la base des textes et commentaires administratifs disponibles à la date du 19 janvier 2026. Ils ne constituent en aucun cas un conseil fiscal individualisé, ni une consultation juridique ou patrimoniale.La fiscalité des actifs numériques est évolutive et dépend étroitement de votre situation (résidence fiscale, niveau de revenus, nature des opérations, structuration patrimoniale, etc.). Toute décision doit donc être précédée d’une analyse personnalisée. Pour obtenir un accompagnement adapté, il est recommandé de prendre contact avec un professionnel du droit fiscal, tel que le cabinet NBE Avocats.

Le cadre juridique français des actifs numériques

La définition d’« actif numérique »

La notion d’« actif numérique » est définie par l’article L.54-10-1 du Code monétaire et financier, repris par la doctrine fiscale. Elle recouvre notamment :(bofip.impots.gouv.fr)

  • les « jetons » au sens de l’article L.552-2 du Code monétaire et financier (tokens d’ICO, utility tokens, etc.), dès lors qu’ils ne constituent pas des instruments financiers ;
  • les cryptomonnaies ou monnaies virtuelles (Bitcoin, Ether, etc.) utilisées comme moyen d’échange ;
  • les droits s’attachant à ces actifs (droits de vote, droits économiques, etc.).

En pratique, la quasi-totalité des crypto-actifs détenus par les particuliers entrent dans ce périmètre, et relèvent donc du régime des plus-values sur actifs numériques dès lors qu’ils sont cédés à titre onéreux.

Les textes applicables en 2026

En 2026, le régime de fiscalité des plus-values crypto des particuliers repose principalement sur :

  • l’article 150 VH bis du CGI (définition des opérations imposables, méthode de calcul de la plus-value, seuil d’exonération de 305 €) ;(legifrance.gouv.fr)
  • l’article 200 C du CGI (taux forfaitaire de 12,8 % et option pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu) ;(bofip.impots.gouv.fr)
  • les commentaires administratifs BOFiP, notamment la série BOI-RPPM-PVBMC-30 (champ, base, modalités d’imposition, obligations déclaratives) ;(bofip.impots.gouv.fr)
  • les fiches pratiques et formulaires disponibles sur impots.gouv.fr et service-public.fr.(impots.gouv.fr)

Quand vos opérations crypto deviennent-elles imposables ?

Les opérations générant une plus-value imposable

Constituent des cessions imposables au sens de l’article 150 VH bis CGI :(bofip.impots.gouv.fr)

  • la vente de cryptomonnaies contre une monnaie ayant cours légal (euro, dollar, etc.) ;
  • l’utilisation de crypto pour acheter un bien (par exemple, un ordinateur) ou un service (billet d’avion, prestation de conseil, etc.) ;
  • l’échange d’un actif numérique contre un autre, lorsqu’une soulte en monnaie ou en bien est versée ou reçue ;
  • le paiement de frais de transaction (frais de plateforme, « gas fees ») en crypto, lorsque ces frais rémunèrent un service : l’administration admet toutefois de traiter globalement l’opération comme une seule cession imposable.

A chaque cession imposable, une plus-value ou une moins-value doit être calculée selon la méthode du « portefeuille global » (voir ci-dessous), puis agrégée pour l’ensemble de l’année.

Les opérations non imposables mais à tracer

Ne constituent pas, en principe, des faits générateurs d’imposition au titre de l’article 150 VH bis :(bofip.impots.gouv.fr)

  • les échanges « crypto/crypto » sans soulte (par exemple BTC contre ETH, sans versement complémentaire en euros) ;
  • les transferts entre vos propres portefeuilles (exchange vers wallet personnel, ledger, etc.) ;
  • les dépôts ou retraits depuis une plateforme d’échange, lorsqu’aucune cession n’est réalisée.

Ces opérations restent néanmoins importantes pour la reconstitution de votre portefeuille et la valorisation de vos actifs. Il est donc recommandé de les documenter soigneusement (historique des transactions, relevés de plateformes, captures d’écran datées, etc.).

Le seuil annuel d’exonération de 305 €

Les personnes réalisant, au cours d’une année, des cessions d’actifs numériques dont la somme des prix n’excède pas 305 € sont exonérées d’impôt sur le revenu au titre de ces plus-values.(legifrance.gouv.fr)

  • Le seuil de 305 € s’apprécie en additionnant tous les prix de cession imposables de l’année, pour l’ensemble du foyer fiscal, quelle que soit la contrepartie (monnaie, bien, service).
  • Si la somme des prix de cession dépasse 305 €, l’intégralité des plus-values de l’année devient imposable, y compris celles attachées aux premières cessions de faible montant.

Lorsque le seuil n’est pas dépassé, il est admis que le contribuable se limite à déclarer les prix de cession, sans calculer les plus ou moins-values détaillées.

Calculer la plus-value taxable sur vos cryptomonnaies

Le mécanisme du portefeuille global

La France a retenu une méthode spécifique dite du « portefeuille global ». La plus ou moins-value brute réalisée lors d’une cession est égale à :(bofip.impots.gouv.fr)Plus ou moins-value brute = Prix de cession – [Prix total d’acquisition du portefeuille × (Prix de cession / Valeur globale du portefeuille)]Où :

  • le prix de cession est la valeur réelle perçue (en euros) ou la valeur des biens/services reçus ;
  • le prix total d’acquisition correspond à toutes les sommes versées (en euros) et à la valeur des biens ou services remis lors d’échanges antérieurs bénéficiant du sursis ;
  • la valeur globale du portefeuille est la valeur, en euros, de l’ensemble de vos actifs numériques (tous wallets confondus, pour tout le foyer fiscal) immédiatement avant la cession.(bofip.impots.gouv.fr)

Chaque élément doit être exprimé en euros. Les montants en devises étrangères ou en crypto doivent donc être convertis à la date de l’opération ; l’administration admet le recours à des historiques de cotations moyennes journalières fournis par des sites spécialisés.(bofip.impots.gouv.fr)

Méthode pas à pas : exemple chiffré

Supposons la situation suivante en 2025 (simplifiée pour la pédagogie) :

  • Vous avez investi 10 000 € au total en BTC et ETH au fil du temps. Votre prix total d’acquisition du portefeuille est donc de 10 000 €.
  • Au 1er octobre 2025, avant toute cession, la valeur globale de votre portefeuille est de 25 000 € (d’après les cours moyens du jour).
  • Ce jour-là, vous vendez pour 5 000 € de BTC contre des euros. Le prix de cession est de 5 000 € (frais de transaction déjà déduits).

La plus-value brute de cette cession est :PV brute = 5 000 – [10 000 × (5 000 / 25 000)] = 5 000 – [10 000 × 0,2] = 5 000 – 2 000 = 3 000 €Vous calculez ainsi une plus-value de 3 000 € pour cette opération. La même méthode doit être appliquée à chacune des cessions imposables de l’année ; vous faites ensuite la somme algébrique de toutes les plus et moins-values pour obtenir le gain net annuel.

Traitement des moins-values

Les moins-values sur actifs numériques subies au cours d’une année ne sont imputables que sur les plus-values de même nature de la même année. Elles ne peuvent pas être reportées sur les années ultérieures.(impots.gouv.fr)Par exemple, si vous réalisez en 2025 une plus-value de 4 000 € sur certaines cessions et une moins-value de 1 500 € sur d’autres, votre gain net imposable sera de 2 500 €. En revanche, si votre solde global est négatif (par exemple – 2 000 €), il ne pourra pas être reporté sur 2026 : la perte est « perdue » fiscalement.

Taux d’imposition des plus-values crypto en 2026

La flat tax à 30 % : régime de droit commun

Par défaut, les plus-values nettes sur actifs numériques réalisées par des particuliers à titre occasionnel sont soumises au prélèvement forfaitaire unique (PFU), également appelé « flat tax », au taux global de 30 %, composé de :(bofip.impots.gouv.fr)

  • 12,8 % au titre de l’impôt sur le revenu ;
  • 17,2 % au titre des prélèvements sociaux.

Ce taux s’applique sur le gain net annuel (après compensation des plus et moins-values de l’année). Aucune décote ni abattement pour durée de détention n’est prévu, contrairement à certains titres financiers.Exemple : un gain net de 10 000 € en 2025 entraîne, en l’absence d’option pour le barème, une imposition forfaitaire de 3 000 € (dont 1 280 € d’impôt sur le revenu et 1 720 € de prélèvements sociaux), sous réserve de contributions additionnelles éventuelles.

Option pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu

Pour les cessions réalisées à compter du 1er janvier 2023, le contribuable peut, sur option expresse, soumettre ses plus-values sur actifs numériques au barème progressif de l’impôt sur le revenu, en lieu et place du taux forfaitaire de 12,8 %.(bofip.impots.gouv.fr)Les principales caractéristiques de cette option sont :

  • elle est exercée en cochant la rubrique dédiée (notamment case 3CN ou équivalent) sur la déclaration n° 2042 / 2042 C, dans le délai de dépôt ;(bofip.impots.gouv.fr)
  • elle est globale pour l’ensemble des plus-values d’actifs numériques dans le champ de l’article 200 C réalisées au titre de l’année ;
  • elle est irrévocable après la date limite de dépôt de la déclaration.

L’option peut être intéressante notamment pour les contribuables faiblement imposés (tranches marginales inférieures à 12,8 %) ou bénéficiant de réductions/crédits d’impôt importants. Elle suppose toutefois une simulation préalable, idéalement avec l’aide d’un conseil fiscal.

Comparaison indicative : PFU ou barème ?

Illustration simplifiée (hors autres revenus et avantages fiscaux), pour un gain net crypto de 8 000 € en 2025 :

  • PFU : impôt sur le revenu = 8 000 × 12,8 % = 1 024 € (auquel s’ajoutent 17,2 % de prélèvements sociaux, soit 1 376 €).
  • Barème progressif : si le foyer est intégralement dans la tranche à 11 %, l’impôt théorique sur ces 8 000 € sera de 880 €, hors effets de quotient familial, décote, réductions, etc.

Dans cet exemple, le barème est, sur le seul impôt sur le revenu, légèrement plus favorable (880 € vs 1 024 €). En revanche, les prélèvements sociaux restent dus à 17,2 % dans les deux cas. Une étude au cas par cas est donc indispensable.

Cas particuliers : trading intensif, minage, staking, DeFi

Investisseur occasionnel ou trader professionnel ?

Le régime de l’article 150 VH bis ne s’applique qu’aux opérations réalisées « à titre occasionnel » dans le cadre de la gestion du patrimoine privé. Les plus-values résultant de l’exercice habituel d’une activité d’achat-revente d’actifs numériques sont imposées dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC).(bofip.impots.gouv.fr)La frontière entre activité occasionnelle et professionnelle est factuelle : volume et fréquence des opérations, recours ou non à des capitaux empruntés, niveau d’organisation, temps consacré, etc. En cas de doute, une analyse approfondie est indispensable, car le basculement en BIC modifie profondément la base imposable, les taux et les obligations comptables.

Minage, validation de blocs et BNC

Les gains provenant de la participation à la création ou au fonctionnement du réseau (activité dite de « minage », validation de blocs, parfois certains masternodes) ne relèvent pas du régime des plus-values mais sont assimilés à des revenus professionnels, en principe imposables dans la catégorie des bénéfices non commerciaux (BNC).(bofip.impots.gouv.fr)Leur qualification exacte (BNC, voire BIC dans certaines configurations) dépend notamment de l’importance de l’activité, des moyens mis en œuvre (fermes de minage, recours à une structure sociétale, etc.). Ces choix ont des incidences fortes en termes de charges déductibles, de régime de TVA, de cotisations sociales et de responsabilité fiscale.

Staking, lending, yield farming et autres revenus récurrents

Les mécanismes de staking, de prêt (lending), de liquidity mining ou de yield farming génèrent souvent des flux assimilables à des intérêts ou des revenus récurrents, distincts des plus-values de cession. L’administration n’a pas, à ce jour, commenté de manière exhaustive l’ensemble de ces cas, mais la pratique tend à rapprocher certains de ces flux d’un traitement en BNC ou en revenus de capitaux mobiliers, selon les schémas retenus.(bofip.impots.gouv.fr)Une même stratégie DeFi peut donc donner lieu à plusieurs catégories de revenus (gains de cession, intérêts, commissions, tokens de récompense), imposées différemment. Une cartographie précise des flux et une revue contractuelle des protocoles utilisés sont souvent nécessaires, ce que peut réaliser un cabinet spécialisé comme NBE Avocats – Droit NTIC et actifs numériques.

Déclarations fiscales : formulaires, cases et calendrier

Formulaire n° 2086 : détail des cessions d’actifs numériques

Les plus-values ou moins-values de cessions d’actifs numériques doivent être détaillées sur le formulaire n° 2086 (Cerfa n° 16043), « Déclaration des plus ou moins-values de cessions d’actifs numériques et droits assimilés ».(service-public.gouv.fr)Pour chaque cession imposable, le formulaire retrace notamment : la date, le prix de cession, les frais, la valeur globale du portefeuille avant cession, le prix total d’acquisition et la plus ou moins-value déterminée selon la formule officielle. Lorsque les cessions de l’année restent en dessous du seuil de 305 €, seules les informations relatives aux prix de cession doivent être reportées.Ce formulaire est joint chaque année à la déclaration de revenus au titre de l’année N (en pratique au printemps de l’année N+1, selon le calendrier publié sur impots.gouv.fr).

Déclaration de revenus n° 2042 / 2042 C et cases 3AN / 3BN

Le montant global de la plus-value ou de la moins-value nette de l’année (après agrégation de toutes les cessions imposables) est ensuite reporté sur la déclaration de revenus :

  • en ligne, via la déclaration annexe n° 2086, qui alimente automatiquement les cases correspondantes ;
  • sur formulaire papier, en reportant la plus-value nette annuelle en case 3AN de la déclaration complémentaire n° 2042 C (et la moins-value éventuelle en case 3BN).(impots.gouv.fr)

Ce mécanisme permet à l’administration de liquider le PFU ou, le cas échéant, d’appliquer le barème progressif si vous avez exercé l’option via la rubrique appropriée. Il est essentiel de vérifier la cohérence entre les montants agrégés sur le 2086 et ceux reportés sur la 2042 / 2042 C.

Comptes crypto détenus à l’étranger : formulaire n° 3916-bis

Les personnes physiques domiciliées en France doivent déclarer, chaque année, les comptes d’actifs numériques ouverts, détenus, utilisés ou clos auprès d’entités établies à l’étranger (exchanges non établis en France, par exemple Binance, Kraken, Coinbase, etc.).(impots.gouv.fr)Cette déclaration s’effectue via le formulaire n° 3916-bis, à joindre à la déclaration de revenus, en version papier ou dématérialisée. L’omission de cette obligation expose, en l’état de la législation, à une amende forfaitaire de 750 € par compte non déclaré, portée à 1 500 € dans certains cas (notamment prestataire situé dans un État non coopératif ou lorsque la valeur des actifs dépasse certains seuils), sans préjudice d’éventuelles pénalités supplémentaires.(legifiscal.fr)

Conservation des justificatifs et gestion du risque de contrôle

L’administration fiscale dispose de plus en plus d’outils de traçabilité (échanges d’informations internationaux, réquisitions de plateformes, analyse de la blockchain). Une documentation rigoureuse est donc déterminante :

  • historique complet de vos transactions (fichiers CSV ou API des exchanges) ;
  • preuves des virements bancaires entrants/sortants ;
  • copies des contrats ou white papers en cas d’ICO, DeFi, lending, etc. ;
  • justification des méthodes de valorisation retenues (sources de cours, dates, heures).

En cas de contrôle, l’absence de justificatifs peut conduire l’administration à reconstituer elle-même les gains, souvent de manière défavorable au contribuable. Un audit préalable avec un cabinet spécialisé, tel que NBE Avocats – Droit fiscal, permet souvent de sécuriser la situation ou d’envisager une démarche de régularisation.

Stratégies d’anticipation et sécurisation de votre fiscalité crypto

Tenue de registres et outils de suivi

La méthode du portefeuille global impose un suivi très fin des flux, ce qui est pratiquement impossible à faire « à la main » pour un investisseur actif. L’usage combiné :

  • d’outils de suivi spécialisés (logiciels ou plateformes d’agrégation de portefeuilles) ;
  • de classeurs ou dossiers numériques clairement organisés (par année, par plateforme, par type d’opération) ;
  • de sauvegardes régulières des historiques fournis par les exchanges ;

constitue une bonne pratique de base. Ces outils ne dispensent pas d’une revue juridique et fiscale des traitements proposés, souvent paramétrés par défaut selon d’autres systèmes fiscaux (FIFO, LIFO, etc.), qui ne correspondent pas toujours au régime français.

Arbitrages fiscaux possibles, sous réserve d’analyse personnalisée

Plusieurs leviers peuvent, selon les cas, permettre d’optimiser la fiscalité des plus-values crypto :

  • choix entre PFU et barème progressif, en fonction du revenu global du foyer ;
  • calendrier des cessions (réaliser certaines ventes avant ou après le 31 décembre) ;
  • stratégies de réalisation de moins-values la même année pour compenser des plus-values significatives ;
  • structuration via une société ou un fonds d’investissement, le cas échéant.

Ces arbitrages peuvent avoir des effets nombreux (fiscaux, sociaux, patrimoniaux, internationaux). Ils ne doivent jamais être mis en œuvre sans étude spécifique, notamment lorsque des flux transfrontaliers ou des montages complexes sont en jeu.

Pourquoi se faire accompagner par un cabinet d’avocats fiscalistes

La fiscalité des actifs numériques se situe au croisement du droit fiscal interne, du droit international, du droit des sociétés et, de plus en plus, du droit financier et des nouvelles technologies. Un cabinet spécialisé comme NBE Avocats dispose de l’expertise nécessaire pour :

  • sécuriser la qualification de vos activités (occasionnel / professionnel, BIC / BNC / plus-values) ;
  • vous assister dans la mise en conformité déclarative (2086, 2042 C, 3916-bis, etc.) ;
  • structurer vos investissements (holding, véhicules d’investissement, flux transfrontaliers) ;
  • vous représenter dans le cadre d’un contrôle ou d’un contentieux fiscal.

FAQ – Questions fréquentes sur la fiscalité des plus-values crypto

Comment déclarer mes plus-values crypto en France pour l’année 2025 (déclaration 2026) ?

  1. reconstituer toutes vos opérations de l’année et calculer vos plus et moins-values par cession selon la méthode du portefeuille global ; (
  2. reporter ces opérations sur le formulaire n° 2086, accessible en ligne dans la rubrique « Déclarations annexes » ; (
  3. vérifier que le total net remonte bien en case 3AN (ou 3BN en cas de moins-value) de la 2042 C ; (
  4. le cas échéant, cocher l’option pour le barème progressif.( impots.gouv.fr )

Les échanges crypto-crypto sont-ils imposables en France ?

Les échanges « purement » crypto-crypto, sans soulte, ne déclenchent pas d’imposition immédiate au titre de l’article 150 VH bis : ils bénéficient d’un sursis d’imposition. En revanche, ils doivent être pris en compte pour la reconstitution de votre portefeuille (prix total d’acquisition et valeur globale). Si une soulte en monnaie légale ou en biens/services est versée ou reçue, la part de l’opération correspondant à cette soulte constitue une cession imposable. Ces règles impliquent de conserver un historique détaillé des opérations d’échange, même lorsqu’aucun impôt n’est immédiatement dû.(bofip.impots.gouv.fr)

Dois-je déclarer un petit compte crypto sur une plateforme étrangère ?

Oui, dès lors que vous êtes résident fiscal français, la détention d’un compte d’actifs numériques sur une plateforme étrangère (même avec un montant modeste) doit être déclarée via le formulaire n° 3916-bis, joint à votre déclaration de revenus. A ce stade, aucun seuil de valeur n’exonère de cette obligation. En cas de défaut de déclaration, des amendes forfaitaires sont prévues, en principe de 750 € par compte (portées à 1 500 € dans certains cas), ainsi que d’éventuelles pénalités complémentaires si des revenus ou plus-values ont été omis.(impots.gouv.fr)

Que risque un contribuable qui n’a jamais déclaré ses gains en cryptomonnaies ?

L’absence de déclaration de plus-values sur actifs numériques expose à un rappel d’impôt sur plusieurs années, majoré de pénalités (10 à 80 % selon la gravité) et d’intérêts de retard. En présence de comptes non déclarés à l’étranger, des amendes forfaitaires spécifiques (au moins 750 € par compte et par année concernée, parfois davantage) peuvent s’ajouter. L’ampleur du risque dépend du montant des gains, du nombre d’années et de la coopération du contribuable. Avant tout contact avec l’administration, il est vivement conseillé de consulter un avocat fiscaliste pour envisager une stratégie de régularisation adaptée.(actu-juridique.fr)

Comment sont imposés le staking et les intérêts en cryptomonnaies ?

Les récompenses de staking, d’intérêts en crypto ou de lending ne s’analysent, en principe, pas comme des plus-values de cession, mais comme des revenus récurrents. Selon les schémas, ces flux peuvent relever des BNC ou, plus rarement, de la catégorie des revenus de capitaux mobiliers. Ils sont alors imposés au barème progressif (avec ou sans abattements) et soumis à contributions sociales. La cession ultérieure des crypto ainsi acquises générera, en outre, une plus-value éventuelle soumise au régime des actifs numériques. Une analyse opération par opération est souvent nécessaire pour éviter les doubles impositions ou les erreurs de qualification.(bofip.impots.gouv.fr)

Et maintenant ? Sécuriser votre fiscalité des plus-values crypto avec un accompagnement adapté

La fiscalité des plus-values crypto combine complexité technique, évolution rapide des textes et enjeux financiers parfois significatifs. Plutôt que de s’en remettre à des approximations ou à des outils non adaptés au droit français, il est préférable de faire auditer sa situation, d’anticiper les risques et de structurer ses opérations.Le cabinet NBE Avocats – Droit fiscal et son équipe en Droit NTIC et actifs numériques accompagnent particuliers, entreprises et investisseurs dans la mise en conformité, l’optimisation et, le cas échéant, la défense de leurs intérêts en cas de contrôle. Pour exposer votre situation et obtenir un avis circonstancié, vous pouvez prendre rendez-vous via la page Contact ou consulter le site du cabinet NBE Avocats.

A propos de l'auteur
Maitre Nadine Boumhidi
Nadine Boumhidi Avocate associée

Maitre Nadine Boumhidi

Avocate au barreau de Paris, Maître Nadine Boumhidi est titulaire d'un Master  2 en Droit Fiscal à l'Université Paris 1 Panthéon Sorbonne.

Pendant près de quatre ans, elle a pratiqué la fiscalité et le droit des  affaires, notamment au sein de Coca-Cola Entreprise et d’EY Société d'avocats,  avant de créer son propre cabinet en 2019.

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