Introduction : pourquoi la déclaration de cryptomonnaie 2026 est cruciale
La déclaration de cryptomonnaie en 2026 ne s’improvise pas.Pour les revenus 2025, tout contribuable fiscalement domicilié en France qui cède, échange ou utilise des actifs numériques (Bitcoin, Ether, stablecoins, tokens, etc.) doit, en principe, déclarer ses gains dans le cadre de l’impôt sur le revenu, sous un régime spécifique prévu à l’article 150 VH bis du CGI.(legifrance.gouv.fr)Le présent guide, rédigé dans une optique pédagogique, expose le cadre fiscal français applicable en 2026, les formulaires à utiliser (notamment les imprimés n°2086 et n°3916-bis) et les principaux risques en cas de non-respect de vos obligations. Il s’agit d’informations générales et non d’un conseil personnalisé. Pour toute situation particulière, un rendez-vous avec un avocat fiscaliste, par exemple au sein de NBE Avocats, est indispensable.
1. Le cadre fiscal français des cryptomonnaies en 2026
1.1. Investisseur particulier ou professionnel : un enjeu déterminant
Depuis le 1er janvier 2019, les gains de cession d’actifs numériques réalisés à titre occasionnel par des personnes physiques relèvent du régime des plus-values privées, régi par l’article 150 VH bis du CGI.(impots.gouv.fr) Ils sont alors imposés dans la catégorie des revenus du patrimoine, et non comme des bénéfices professionnels.À l’inverse, lorsque l’activité de trading de cryptomonnaies présente les caractéristiques d’une activité exercée dans des conditions analogues à celles d’un professionnel (opérations nombreuses, structurées, utilisation d’outils de trading sophistiqués, démarche spéculative systématique), l’administration peut requalifier les gains en bénéfices non commerciaux (BNC) à compter de 2023.(impots.gouv.fr) Cette distinction a des conséquences importantes : mode de calcul du résultat, charges déductibles, obligations comptables, contrôles potentiels.La qualification de votre activité repose sur une analyse d’ensemble de votre situation (volume, fréquence, organisation, financement, etc.) et doit être appréciée au cas par cas, idéalement avec un conseil spécialisé.
1.2. Quelles opérations de cryptomonnaie sont imposables ?
Le régime des particuliers ne vise pas toutes les opérations sur cryptomonnaies, mais certains événements précis. Sont notamment imposables au titre de l’article 150 VH bis CGI :(impots.gouv.fr)
- La cession d’actifs numériques contre une monnaie ayant cours légal (vente de Bitcoin contre euros, par exemple) ;
- Le paiement d’un bien ou d’un service en cryptomonnaie (utilisation de crypto pour acheter un bien immobilier, un véhicule, une prestation de service, etc.) ;
- L’échange d’un actif numérique contre un autre bien (autre qu’un actif numérique) ou contre un service ;
- L’échange entre crypto-actifs avec soulte (par exemple, échange de crypto A contre crypto B avec versement d’un complément en euros).
En revanche, les échanges « crypto-crypto » sans soulte (par exemple, échange d’Ether contre un stablecoin sans versement d’euros) bénéficient, en principe, d’un sursis d’imposition : ils ne déclenchent pas de taxation immédiate, mais sont pris en compte dans la valeur globale du portefeuille pour le calcul des plus-values ultérieures.(impots.gouv.fr)
1.3. Le seuil d’exonération de 305 €
Le législateur a prévu un seuil d’exonération modeste, mais important en pratique : lorsque la somme des prix de cession imposables (au sens de l’article 150 VH bis, hors échanges exonérés) n’excède pas 305 € sur une année, les cessions sont exonérées d’impôt sur le revenu.(legifrance.gouv.fr)Deux points essentiels :
- Le seuil de 305 € porte sur la somme des prix de cession, non sur le montant de la plus-value ;
- Si ce seuil est dépassé, l’intégralité des plus-values de l’année devient imposable, il ne s’agit pas d’une franchise partielle.
Exemple : si vous vendez en 2025 pour 400 € de cryptomonnaies (prix de cession total) avec un gain réel de 150 €, l’exonération de 305 € ne s’applique plus ; la plus-value de 150 € est entièrement imposable en 2026.
1.4. PFU à 30 % ou barème progressif : le choix de l’investisseur
Pour les particuliers, les plus-values d’actifs numériques imposables sont, en principe, soumises au prélèvement forfaitaire unique (PFU) au taux global de 30 %, soit 12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux, selon les règles actuellement en vigueur.(economie.gouv.fr) Des ajustements des prélèvements sociaux ont été annoncés par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, de sorte qu’il est prudent de vérifier le taux appliqué l’année de la déclaration sur le site de l’administration fiscale.Depuis les gains réalisés à compter du 1er janvier 2023, le contribuable peut, sur option, soumettre ces plus-values au barème progressif de l’impôt sur le revenu, tout en supportant les prélèvements sociaux.(economie.gouv.fr) L’option se matérialise via la case 3CN de la déclaration de revenus et est indépendante de l’option globale pour le barème sur les revenus de capitaux mobiliers (case 2OP).Ce choix doit être arbitré en fonction de votre tranche marginale d’imposition, de vos autres revenus et de votre situation familiale ; il nécessite souvent une simulation fine.
2. Calculer vos plus-values et moins-values en cryptomonnaies
2.1. Le principe du « portefeuille unique »
L’article 150 VH bis adopte une approche globale : l’ensemble de vos actifs numériques forme un unique « portefeuille », quel que soit le nombre de plateformes utilisées (échanges, wallets, comptes chez des prestataires étrangers, etc.).(bofip.impots.gouv.fr)La plus ou moins-value brute sur une cession se calcule selon une formule spécifique :Plus ou moins-value brute = Prix de cession – (Prix total d’acquisition du portefeuille × Prix de cession / Valeur globale du portefeuille au moment de la cession).(impots.gouv.fr)Concrètement :
- Prix de cession : montant en euros perçu (ou valeur des biens/services reçus), frais de cession déductibles sur justificatifs ;
- Prix total d’acquisition : somme de tous les coûts d’achat du portefeuille (en euros), y compris la valeur des biens ou services donnés en échange de crypto ;
- Valeur globale du portefeuille : valeur totale, en euros, de toutes vos cryptomonnaies au moment de la cession imposable.(legifrance.gouv.fr)
2.2. Exemple chiffré (revenus 2025, déclarés en 2026)
Supposons qu’un contribuable :
- Achète en janvier 2025 pour 5 000 € de cryptomonnaies ;
- Achète en mars 2025 pour 3 000 € supplémentaires ;
- En octobre 2025, vend une partie de son portefeuille pour 4 000 €.
Au jour de la cession d’octobre, la valeur totale de son portefeuille (y compris la partie non vendue) est de 12 000 €. Son prix total d’acquisition est de 8 000 €.La plus-value brute sur la cession d’octobre est alors :
- Plus-value = 4 000 – (8 000 × 4 000 / 12 000) = 4 000 – (8 000 × 0,3333…) ≈ 4 000 – 2 666,67 ≈ 1 333,33 €.
Ce montant (ajouté aux autres plus-values ou moins-values de l’année) servira de base à l’imposition en 2026, sous réserve du seuil de 305 € et du choix éventuel entre PFU et barème.
2.3. Compensation des gains et pertes, et absence de report
La loi permet de compenser, au sein de la même année, les plus-values et moins-values issues de cessions d’actifs numériques relevant de l’article 150 VH bis.(impots.gouv.fr) Si, sur l’ensemble de 2025, vous réalisez 3 000 € de gains et 1 000 € de pertes sur vos cryptos, seule la plus-value nette de 2 000 € sera imposable.En revanche, une moins-value nette annuelle (par exemple, –2 000 €) n’est ni imputable sur d’autres types de revenus (valeurs mobilières, immobilier, etc.), ni reportable sur les années suivantes : elle est perdue pour le futur.(impots.gouv.fr) D’où l’importance de bien planifier vos cessions, notamment en fin d’année, afin de limiter un solde négatif non exploitable.
3. Vos obligations déclaratives en 2026
3.1. Déclarer les plus-values d’actifs numériques (formulaire n°2086 et 2042-C)
Pour les particuliers imposés au titre de l’article 150 VH bis, la déclaration de cryptomonnaie suit un circuit précis :(service-public.gouv.fr)
- Étape 1 : calculer la plus-value ou moins-value nette annuelle via la déclaration annexe n°2086 (Cerfa 16043), dédiée aux plus ou moins-values de cession d’actifs numériques ;
- Étape 2 : reporter automatiquement (en ligne) ou manuellement (papier) le résultat sur la déclaration complémentaire n°2042-C, ligne 3AN (plus-value) ou 3BN (moins-value) ;
- Étape 3 : choisir, le cas échéant, l’option pour le barème progressif via la case 3CN.
En ligne, l’annexe 2086 est accessible à l’étape des « déclarations annexes » de la télédéclaration. Sur support papier, elle doit être jointe à la déclaration de revenus classique n°2042 et au formulaire n°2042-C.En présence de sociétés de personnes ou de groupements (par exemple une société civile non soumise à l’IS qui détient des cryptos), une déclaration spécifique n°2087 peut également être requise pour retracer les plus ou moins-values réalisées pour le compte des associés.(impots.gouv.fr)
3.2. Comptes d’actifs numériques à l’étranger : l’annexe n°3916-bis
Outre la déclaration des plus-values, tout résident fiscal français qui détient un compte d’actifs numériques ouvert, détenu, utilisé ou clos auprès d’un prestataire établi à l’étranger (exchange, broker, plateforme de lending, etc.) doit remplir la déclaration annexe n°3916-3916 bis.(impots.gouv.fr)Cette obligation, inscrite à l’article 1649 bis C du CGI, vise notamment les comptes ouverts chez des plateformes telles que Binance, Kraken, KuCoin, Crypto.com, etc.(bofip.impots.gouv.fr) Sont en principe exclus de cette obligation les portefeuilles « self-custody » (hardware wallet, paper wallet) dont vous détenez seul la clé privée, dès lors qu’aucun compte n’est ouvert auprès d’un prestataire étranger pour la conservation des actifs.Le formulaire n°3916-bis, distinct de la déclaration principale n°2042, doit être déposé chaque année, en même temps que la déclaration de revenus. Il recense notamment :
- L’identification du prestataire (raison sociale, pays, adresse) ;
- Les références du compte ou de l’interface ;
- Les dates d’ouverture et, le cas échéant, de clôture ;
- L’identité des titulaires et, le cas échéant, des co-titulaires.
3.3. Sanctions en cas de non-déclaration des comptes d’actifs numériques
Le défaut de déclaration d’un compte d’actifs numériques à l’étranger est lourdement sanctionné. En application de l’article 1736, X du CGI, le non-respect de l’obligation posée par l’article 1649 bis C entraîne :(bofip.impots.gouv.fr)
- Une amende de 750 € par compte non déclaré et 125 € par omission ou inexactitude, dans la limite de 10 000 € par déclaration ;
- Portée à 1 500 € par compte et 250 € par omission lorsque la valeur vénale des comptes d’actifs numériques dépasse 50 000 € à un moment quelconque de l’année.
Ces sanctions s’ajoutent, le cas échéant, aux rappels d’impôt, intérêts de retard (0,20 % par mois) et majorations pouvant atteindre 40 % en cas de manquement délibéré, voire 80 % en cas de manœuvres frauduleuses, selon les circonstances.(actu-juridique.fr) Il est donc essentiel de régulariser rapidement une omission avec l’aide d’un conseil.
3.4. Activités professionnelles, minage, staking : quel régime ?
Depuis 2023, les gains professionnels liés aux cessions d’actifs numériques (trading exercé à titre habituel et organisé) sont, en principe, imposables dans la catégorie des BNC.(economie.gouv.fr) Les revenus tirés d’activités de minage ou de validation (proof of stake), lorsqu’ils sont exercés à titre habituel, relèvent également des BNC, avec application éventuelle du régime micro-BNC ou de la déclaration contrôlée.Pour les contribuables non professionnels, la qualification des revenus de staking, lending, yield farming ou intérêts perçus en cryptomonnaies dépend de leur structuration : ces flux peuvent, selon les cas, être assimilés à des revenus de capitaux mobiliers, à des BNC non professionnels ou être intégrés au calcul des plus-values lors de la cession des tokens acquis en rémunération. La doctrine administrative évolue et l’analyse doit se faire au cas par cas, en tenant compte notamment du caractère passif ou non de l’activité.
4. Calendrier et démarches pratiques pour la déclaration de cryptomonnaie 2026
4.1. Période de déclaration 2026 pour les revenus 2025
La campagne de déclaration des revenus de 2025 débutera, selon les informations générales communiquées par l’administration, en avril 2026.(service-public.gouv.fr) Les dates limites exactes de dépôt (en général échelonnées entre mi-mai et début juin selon le département et le mode de déclaration) sont précisées chaque année sur le site officiel de l’administration fiscale.La déclaration des plus-values de cryptomonnaies (formulaire 2086), des comptes d’actifs numériques à l’étranger (3916-bis) et de l’ensemble de vos revenus doit être effectuée dans ces mêmes délais. Il est vivement recommandé d’anticiper et de commencer le travail de reconstitution des opérations dès le début de 2026, voire en cours d’année 2025.
4.2. Préparer sa déclaration de cryptomonnaie : la méthode
En pratique, une déclaration de cryptomonnaie solide pour 2026 suppose plusieurs étapes clés :
- Inventaire des plateformes et wallets : recenser toutes les plateformes (françaises et étrangères), wallets, comptes de lending, etc. utilisés en 2025 ;
- Extraction des historiques : télécharger les relevés d’opérations (trades, dépôts, retraits, paiements, airdrops, staking, etc.) sur toute l’année ;
- Conversion systématique en euros : pour chaque cession imposable, déterminer le prix de cession en euros à la date de l’opération (cours de la plateforme ou source de référence fiable) ;
- Reconstitution du portefeuille global : valoriser, à chaque cession, la totalité de vos cryptos afin de calculer la valeur globale du portefeuille ;
- Calcul de la plus-value nette annuelle : appliquer la formule de l’article 150 VH bis en prenant en compte toutes les cessions, plus-values et moins-values.
Compte tenu de la complexité technique (multiplication des plateformes, produits dérivés, DeFi), de nombreux investisseurs recourent à des outils spécialisés de suivi fiscal crypto. Néanmoins, ces outils produisent rarement une situation totalement conforme sans paramétrage ; une revue par un professionnel reste fortement recommandée en cas d’enjeux significatifs.
4.3. Justificatifs à conserver
Même si seuls les montants agrégés figurent dans vos déclarations, l’administration fiscale peut exiger les justificatifs détaillés (historiques de transactions, relevés, captures d’écran, documentation des smart contracts, etc.) en cas de contrôle. Par principe, les documents relatifs à l’impôt sur le revenu doivent être conservés au moins pendant le délai de reprise de trois ans, prolongé à dix ans en présence d’avoirs non déclarés à l’étranger.(bofip.impots.gouv.fr)La constitution, dès l’origine, d’un « dossier fiscal crypto » complet (fichiers CSV, preuves de dépôts et retraits, contrats, échanges avec les plateformes) constitue une bonne pratique pour limiter les risques de reconstitution approximative par l’administration.
5. Les risques en cas de non-déclaration ou d’erreur
Omettre de déclarer ses plus-values de cryptomonnaies ou ses comptes d’actifs numériques à l’étranger expose à un cumul de risques fiscaux et, dans les cas les plus graves, pénaux.
- Rappels d’impôt : l’administration peut reconstituer vos gains sur plusieurs années et exiger le paiement des impôts éludés ;
- Intérêts de retard : 0,20 % par mois (soit 2,4 % par an) sont dus sur les droits rappelés ;
- Majoration pour manquement délibéré : 40 % en cas d’intention de dissimulation, voire 80 % en cas de manœuvres frauduleuses ou d’activité occulte ;(actu-juridique.fr)
- Amendes spécifiques : sanction de 750 € ou 1 500 € par compte d’actifs numériques à l’étranger non déclaré, dans la limite de 10 000 € (ou davantage selon la valeur des comptes).(bofip.impots.gouv.fr)
En parallèle, l’intensification des échanges automatiques d’informations et le traçage renforcé des flux sur blockchain (KYC généralisé des plateformes, obligations européennes MiCA) rendent de plus en plus aléatoire la dissimulation durable de cryptoactifs.(economie.gouv.fr) Une régularisation spontanée, structurée et argumentée, peut permettre de réduire significativement l’ampleur des sanctions, à condition d’être préparée avec soin.
6. Comment NBE Avocats peut vous accompagner
NBE Avocats est un cabinet dédié à la fiscalité française et internationale, habitué à traiter les problématiques complexes liées aux actifs numériques : structuration des investissements, articulation avec des holdings ou fonds, gestion des risques en cas de comptes étrangers, accompagnement lors de contrôles ou de contentieux fiscaux.Nos avocats interviennent tant sur la détermination et la sécurisation de votre régime fiscal (particulier / professionnel, PFU / barème, résidence fiscale, flux transfrontaliers) que sur la mise en conformité déclarative (formulaires 2086, 2042-C, 3916-bis), en lien, le cas échéant, avec nos équipes en droit fiscal et en droit des nouvelles technologies (NTIC).Le présent article ne constitue pas un avis juridique personnalisé. Seule une analyse individualisée de votre situation permettra de sécuriser vos choix et vos déclarations.
FAQ : questions fréquentes sur la déclaration de cryptomonnaie en 2026
Comment déclarer mes cryptomonnaies si j’utilise uniquement des plateformes étrangères ?
Si vous êtes résident fiscal français et que vous réalisez des cessions imposables (ventes contre euros, paiements de biens ou services, échanges avec soulte), vous devez, en principe, calculer vos plus-values nettes selon le régime de l’article 150 VH bis et les reporter via le formulaire 2086, puis sur la déclaration 2042-C.(impots.gouv.fr) Le fait de n’utiliser que des plateformes étrangères est sans incidence sur cette obligation.En revanche, il implique presque toujours une obligation supplémentaire : déposer chaque année une annexe n°3916-bis pour chaque compte d’actifs numériques détenu à l’étranger.(impots.gouv.fr) L’enjeu de conformité et de traçabilité étant élevé, un accompagnement professionnel est souvent opportun.
Dois-je déclarer mes cryptos si j’ai seulement « hodlé » en 2025, sans rien vendre ?
Si vous n’avez réalisé en 2025 aucune opération imposable au sens de l’article 150 VH bis (ni vente contre euros, ni paiement en crypto, ni échange avec soulte, ni conversion en bien ou service), aucune plus-value ou moins-value n’est à déclarer au titre de ce régime pour 2026.(impots.gouv.fr) La simple détention (« hodl ») d’actifs numériques n’est pas, en soi, taxable chaque année.En revanche, si ces cryptos sont conservées sur des plateformes étrangères, l’obligation de déposer le formulaire 3916-bis subsiste, même en l’absence de mouvement ou de plus-value réalisée.(impots.gouv.fr) Ne pas la respecter expose à des amendes importantes.
Comment sont imposés le staking et les intérêts en cryptomonnaies en 2026 ?
Le traitement fiscal du staking, du lending ou d’autres formes de rémunération en cryptomonnaies dépend de la nature et de l’intensité de l’activité. Pour un particulier, ces revenus peuvent, selon les cas, être assimilés à des BNC (par exemple, lorsqu’ils traduisent une activité organisée et répétée) ou à des revenus de capitaux mobiliers, voire être pris en compte uniquement lors de la cession des tokens reçus, au travers du calcul de la plus-value.(economie.gouv.fr)La doctrine administrative et la jurisprudence étant en évolution, il est prudent de documenter précisément les flux, la plateforme, les conditions contractuelles et de solliciter un avis circonstancié avant de retenir une position déclarative durable.
Que faire si j’ai oublié de déclarer mes comptes d’actifs numériques à l’étranger les années précédentes ?
Une omission de déclaration 3916-bis sur plusieurs années peut entraîner des amendes par compte et par année, ainsi que l’allongement du délai de reprise et des pénalités en cas de revenus non déclarés.(bofip.impots.gouv.fr) Dans une telle situation, une régularisation spontanée, documentée (historique des comptes, preuves des mouvements, justificatifs d’origine des fonds) permet, en pratique, de limiter significativement les risques.La stratégie de régularisation (périmètre des années, articulation avec les plus-values non déclarées, échanges avec l’administration) doit être construite avec un avocat rompu à ce type de dossiers, afin de sécuriser au mieux la démarche et de négocier, le cas échéant, les pénalités.
Dois-je être considéré comme professionnel (BNC) si je trade très fréquemment des cryptos ?
La simple fréquence des opérations ne suffit pas, à elle seule, à caractériser une activité professionnelle, mais elle constitue un indice important. L’administration et la jurisprudence examinent un faisceau d’éléments : volume et régularité des opérations, recours à l’effet de levier, emprunts dédiés, temps consacré, outil et organisation, etc.(impots.gouv.fr)Si votre activité s’apparente, dans son fonctionnement, à celle d’un trader professionnel, une requalification en BNC est possible, avec des conséquences majeures (déclarations professionnelles, charges déductibles, contrôle accru). Une analyse approfondie de votre situation, accompagnée d’une documentation rigoureuse, est indispensable pour anticiper les risques et, le cas échéant, adapter votre structuration (société, holding, etc.).
Et maintenant ? Sécuriser votre déclaration de cryptomonnaie 2026
La fiscalité des cryptomonnaies en 2026 se situe à la croisée de plusieurs régimes (plus-values privées, BNC, revenus financiers, obligations internationales) et requiert une vigilance accrue, en particulier en présence de comptes étrangers, de produits DeFi complexes ou de volumes significatifs. Pour sécuriser votre déclaration, envisager une régularisation, ou structurer vos investissements futurs, vous pouvez prendre contact avec les équipes de NBE Avocats, en droit fiscal comme en droit NTIC, via notre formulaire de contact afin d’obtenir un accompagnement sur mesure.






